Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 19:25
"Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène " Francis Bacon


Je vois que tu as réfléchis sur le sujet des textes bibliques. Ce que tu dis est vrai, concernant l'origine akkadienne des textes de l'Ancien Testament (Sargon inspire l'histoire de Moïse, Guilgamesh inspire le déluge, etc...).
Cela n'a rien d'étonnant puisque ces textes bibliques ont sans doute été écris par la communauté juive exilée à Babylone sous Nabuchodonosaure II après la destruction totale de Jérusalem en 586 av JC. Ils baignaient dans l'atmosphère culturelle sumérienne et ils ont réutilisés en partie leurs mythes pour les réécrire à leur façon. Mais il les ont bien transformés pour les associer à leur foi au Dieu Unique. Par exemple, alors que l'épopée de Guilgamesh se conclu sur l'impossibilité de l'immortalité, les juifs ont expressément écrit leur foi en un Dieu éternel et qui sauve de la mort. C'est d'ailleurs caractéristique du geste juif et croyant en général, d'utiliser des matériaux existant sous forme de textes ou de traditions orales, s'en inspirer et les réinterpréter pour leur faire dire ce que leur foi discerne dans leur vécu historique. Cela n'a rien à voir avec de la falsification, c'est un processus interprétatif continu qui se nourrit des textes et s'en sert pour discerner les signes du temps. Nous chrétiens, 2000 après, nous continuons ce processus d'actualisation des textes pour y discerner ce que nous vivons aujourd'hui dans le concret de l'histoire et de l'Église. C'est d'ailleurs ce qui fait l'originalité d'un texte sacré (Bible, Evangile, Coran, etc...) être capable de nouvelles interprétations, à l'infini, pour coller de mieux en mieux à une époque donnée, ou au contraire, la transformer. Marx disait qu'il était temps que la philosophie arrête d'interpréter le monde pour le changer. Et bien c'est exactement ce que font les croyants : ils interprètent et ils changent, font évoluer la société en l'inspirant, parfois par le haut parfois par le bas. Si tu crois que les Ecritures sont des textes morts, incapables de mobiliser les énergies intimes et sociales de l'homme, pense seulement à des gens comme Martin Luther, Martin Luther King, Mère Thérésa, Soeur Emmanuelle (et il y en a des centaines d'autres au long de l'histoire de l'Eglise). Tout ce qu'ils ont fait, ils l'ont bati sur leur foi en Dieu et sur l'assurance de pouvoir Le rencontrer dans les Ecritures.
Par contre, il y a un point ou à mon avis tu te fourvoies complètement, c'est que tu cherches à comprendre les textes bibliques comme le ferait un fondamentaliste, chrétien ou autre. Tu lis par exemple qu'Abraham a vécu 175 ans et tu en tires la conclusion que c'est bidon. Evidemment que sous l'angle biologique c'est bidon ! Mais ce n'est pas ce que veut dire le texte, il parle simplement dans ce cas d'un homme béni de Dieu et qui vit très longtemps. En fait les textes bibliques s'étalent sur plusieurs siècles, ont eu des auteurs très différents (solitaires ou plus souvent communautaires) et surtout ils sont de formes littéraires très variées. Il y a des textes spirituels, historiques, symboliques, allégoriques, bref ils sont très différents de nature. Si on ne respecte pas ce principe de lecture, on y comprend rien et on fait dire aux textes souvent n'importe quoi (comme par exemple les créationnistes).
Il y autre chose que tu sous-estime, c'est la remarquable stabilité de la transmission. Contrairement à l'adage du "téléphone arabe", les sémites sont connus pour leur formidable capacité à transmettre fidèlement des tradistions orales pendant des siècles sans déformations importantes. C'est donc faux de croire que puisque que le premier évangile a été écrit 40 ans après la mort et la résurrection du Christ, ils sont bidons. D'abord, il faut comprendre le processus d'écriture des évangiles. Le plus ancien, celui de Marc, a bien été écrit en 70 mais il est basé sur des traditions orales précédentes (des logon, ou "dits de Jésus" comme on dit dans le jargon), qui sont beaucoup plus anciennes et qui s'échangeaient d'églises locales en églises locales avec justement ce principe d'une transmission fidèle. De plus, le texte écrit le plus ancien n'est pas un évangile mais l'épitre de Paul aux Thessaloniciens qui date de 50, donc 20 après la mort du Christ. 20 ans d'écart, c'est moins que la date de l'élection de François Mitterrand à aujourd'hui : c'est comme si tu me disais alors que tous les gens de gauche qui parlent de ce grand jour racontent n'importe quoi, délirent complètement,  extrapolent, imaginent, amplifient... Un autre exemple de la remarquable stabilité des textes se trouvent en aval : le manuscrit de Qumrân du livre d'Esaïe de l'ancien Testament (un des livre le plus long, 66 chapitres !) date d'environ 70 et a été découvert en 1947. C'est le plus vieux exemplaire connu de ce texte . Hé bien il est quasi parfaitement en accord avec les versions que nous avons actuellement soit une quasi absolue stabilité du texte sur une période d'environ 1877 ans ! Alors moi je dis que les générations de lettrés qui ont copié, recopié et rerecopié ce texte au fil du temps (au moins jusqu'à l'imprimerie) ont fait un remarquable boulot ! Tout simplement parce que l'on ne badinait pas avec les textes sacrés dans les monastères !

Enfin, je dirais que tous ces débats sur la transmissions des textes, bien qu'intéressants et importants, ne sont pas l'essentiel. Les croyants, je parle au moins des protestants, ne basent pas leur foi sur la fidélité de la lettre des écritures (même si elle est avérée) mais sur le témoignage intérieur qu'il en a, sous l'inspiration de Dieu Lui-même. Si un texte biblique est capable de mobiliser un croyant du XXI siècle, c'est parce qu'il a rencontré Dieu par expérience dans sa vie. Le support du texte est là pour lui permettre d'approfondir sa foi, lui donner forme, la creuser davantage et le mettre en lien avec une histoire précédente et la communauté actuelle de l'Eglise. Mais le texte seul ne suffit pas. La preuve, c'est qu'aucun mouvement humanitaire, social ou spirituel ne s'est jamais basé sur les textes d'Homère et ses histoires de Polyphème le cyclope ! Par contre, que dire de la foi de ces innombrables croyants qui terrassés par l'Ecriture, sous l'inspiration de l'Esprit se sont réveillés, ont changé de vie et ont bati quelque chose de grand ? Les Ecritures ne sont pas mortes, elles sont source de vie et elles le sont depuis 2000 ans. Et fait moi confiance, c'est pas prêt de changer !

Cordialement,

Papillon bleu
Par Les trois papillons
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 13:38

Nous ne sommes pas la source de nous-mêmes.
Dans la vie d'un croyant, il y a des expériences de grâce intenses où Dieu se révèle à nous dans Son Intimité profonde qui est Amour. Ces moments sont des dons merveilleux où le voile se déchire et où nous pouvons contempler Dieu en face-à-face, nous dévoilant la splendeur de Son Être incomparable. Comme les disciples devant Jésus transfiguré, nous aimerions tant rester pour l'éternité dans cette Vie surmultipliée, ne plus jamais redescendre dans le monde commun et triste. Car le monde est vulgaire, brutal et désespérant de cette distance sans fin que nous prenons avec Lui dans nos vies de tous les jours. Le péché, c'est cette épaisseur de noirceur que nous mettons entre nous et Lui, ce voile obscure qui empêche la Lumière de briller dans le monde. Mais, il y a une espérance, c'est que peu à peu en nous les ténèbres se déchirent, le voile se perce de trous par lesquels la Lumière divine resplendit.
Vivre c'est apprendre à aimer, c'est apprendre à devenir transparent à son Amour, pour nous-mêmes et les autres.
Je suis convaincu que le moment de notre mort advient quand Dieu juge que nous sommes devenus assez transparent pour nous adouber de Sa Présence. Le Paradis ce n'est rien d'autre que la victoire définitive de Dieu sur la noirceur et la haine, le moment où Dieu sera Tout en tous.

Papillon bleu
Par Les trois papillons
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 10:41

Je suis né dans une famille où la foi et la religion n'ont aucune place. Mes parents sont agnostiques et ne se préoccupent pas de ces questions, le reste de ma famille n'a en tout cas aucune culture religieuse : pas de baptisés, pas de catéchisme, rien. Vers l'âge de 10 ans, j'ai eu une petite phase "mystique" où je courais dans les églises et demandais qu'on m'achète des crucifix. Ma famille a sans doute été surprise et a dû considérer cela comme une lubie d'enfant passagère. Et en effet, cela m'est passé.

A mon adolescence, j'étais déjà fortement attiré par les sciences et j'étais devenu très matérialiste, scientiste et profondément anti clérical et anti religieux. A cette époque, les croyants n'étaient pour moi que de pauvres "faibles d'esprits", incapables de la haute vérité et de ses certitudes qu'apporte la science (physique, mathématique, biologique).

Mais le Seigneur me préparait déjà, tandis je L'ignorais encore. De ma quête de l'absolu, de ma recherche compulsive de la vérité, Il usait des moyens adéquats pour me conduire patiemment à Lui. Et un jour Il décida que le moment était venu de m'ébranler et de me changer pour toujours. Au détour de quelques lignes lues dans un livre d'Hubert Reeves, le fameux astrophysicien-poète, champion de la vulgarisation, je compris brutalement que la science n'était pas le dernier mot de toutes choses mais qu'il y avait un ailleurs, un autre principe explicatif du monde. Ces lignes évoquaient, je l'ai su plus tard, les fameux théorèmes de Gödel sur l'incomplétude des mathématiques. Désarçonné, je me suis retrouvé dans une position inconfortable : mon scientisme fanatique était mort et il n'y avait rien pour venir le remplacer. Cette première expérience ne fut donc pas véritablement un chemin de Damas, car je n'y rencontrais pas encore Dieu. Mais ce fut une première étape fondamentale, un choc intellectuel qui mis à bas mes pauvres certitudes de cette époque pour laisser la place à une rencontre, celle du Christ Sauveur.

Ma première rencontre explicite avec Dieu a eu lieu ensuite à l'université Pierre et Marie Curie (paris) où je préparais un DEUG de sciences physiques. Pendant un cours d'électromagnétisme, en voyant les quatre équations de Maxwell au tableau, dans leur formalisme épuré et synthétique grandiose, j'ai ressenti un profond choc esthétique. La beauté de cette écriture formelle renfermant l'infini chatoiement de tant de phénomènes sublimes et chamarrés du monde réel a produit chez moi une conscience nette de l'unité du monde et de l'unité de son Créateur. Devant la beauté mathématique, j'ai cru. J'ai cru que le monde est une Création et qu'il existe un Créateur. En une seconde, j'étais croyant pour toujours.

Le Dieu nouvellement découvert n'était pas encore un Dieu bien défini et ce n'était encore aucun Dieu révélé. Mais très vite j'ai voulu en savoir plus sur Lui, j'ai eu besoin de le nommer. Il m'aura fallu environ une année de recherche, de quête passionnée pour découvrir Son Nom, celui de Père de Jésus-Christ. Ayant donc découvert que Dieu était le Créateur, j'ai ensuite mis à profit la plupart de mon temps à le rechercher : dans des bibliothèques où j'empruntais la Bible, sans trop savoir comment la lire mais en goûtant déjà les délices de la lecture inspirée. Dans les multiples églises que je fréquentais assidument mais à l'écart des foules pieuses. Je me promenais dans les nefs et les transepts, je visitais les diverses chapelles en admirant les statues de saints, les représentations mariales ou les tableaux classiques de scènes de Calvaire, de Crucifixion et de Résurrection. Très vite, j'ai senti que la Vérité était du côté de ce Jésus que la culture occidentale nous présente, au minimum, comme une figure de légende glorieuse et sainte. Rapidement, j'ai accepté de croire que ce personnage Jésus était une figure idéale de la divinité, la plus belle représentation symbolique de Dieu que l'homme ait pu inventer. Mais croire en l'historicité de ce personnage magique et surtout croire réellement en sa mort-résurrection, c'était encore un pas trop grand à franchir pour ma jeune foi encore très hésitante et marquée de matérialisme. Je ne sais plus d'ailleurs comment le dernier doute à été surmonté, comment je suis passé de la foi en un Jésus symbole humain de Dieu et un Jésus véritablement Fils de Dieu, mort sur la croix et ressuscité. L'Esprit Saint, c'est Lui seul qui a fait croître ma foi, me faisant cheminer d'un dégoût profond de la religion à un enthousiasme débordant. Lui seul a pu transformer ainsi mon cœur de pierre pour en faire un cœur de chair, un cœur assez pieux pour accepter de voir l'invisible au delà des choses sensibles. Convaincu que Jésus était le Seigneur de la Création et de ma vie, j'ai alors demandé à entrer en catéchuménat pour recevoir le baptême dans l'église catholique.

Que je me souvienne à jamais des pleurs de joie, des bénédictions spirituelles qui ont agrémentés ces moments-là où ma vie a été transfigurée, marquée du sceau ineffaçable de l'Esprit ! Que de délices ineffables alors en la présence du Père et du Fils, présents à mes côtés comme jamais ! Ces moments qui ont duré jusqu'à mon baptême et à mon incorporation dans l'Eglise sainte du Seigneur demeurent, aujourd'hui encore, comme les souvenirs les plus vibrants et les plus tenaces de ma vie.

Mais pourtant, dans cette grande lumière radieuse de la foi, sans que je le sache mais sans doute le Seigneur Lui le savait, brillaient déjà les ténèbres obscures qui allaient me recouvrir de leur ombre glaciale. Presque sitôt après le baptême, je devais être brutalement plongé dans la mort du Christ, dans cette nuit obscure de la foi qui est expérience de mort spirituelle et humaine.

 

 

La grâce de Dieu  engendra chez moi un amour pour le Christ qui ne devait jamais se démentir, même aux moments de révolte ou au pire de la souffrance. Cet attachement viscéral au Rédempteur devait fonctionner  par la suite comme une boussole me permettant de toujours garder le cap. Comme un navire dans la nuit, je pus, au travers de tous les aléas, continuer à m’orienter grâce au ciel étoilé dans lequel brillait, telle la splendide Sirius, l’étoile du Christ. Que l’on comprenne bien que ces dires ne sont pas poésie mais expérience, pas des mots mais une vie de foi comme seule peut en créer en nous la présence de l’Esprit. Sans l’Esprit, j’étais voué à la mort, avec l’Esprit, même au milieu de la douleur, et même sans le savoir encore, j’étais déjà vainqueur !

Après les moments de joie indescriptible de ma conversion, une fois le cœur à jamais séduit par le Christ, j’entrais donc dans l’ère de la maladie ou plutôt, comme je m’en rendis compte par la suite, dans l’ère de la purification de l’âme par la grâce de l’Esprit, divin chirurgien du cœur et de la pensée.

Ma maladie n’est pas physique mais moral, psychose maniaco-dépressive de type II, unipolaire, comme le dit le catalogue officiel des maladies psychiatriques. Ce n’est pas une maladie du corps, même si les répercutions dans la chair sont réelles, mais une maladie de l’esprit qui souffre d’un deuil impossible et cherche, par tous les moyens, une sorte d’union mystique avec la mort. Mise en scène du vide et du rien, extase du néant, cette maladie est, à bien des égards, le contraire même du mouvement de la foi qui pousse vers la vie et l’espérance d’éternité. Dès lors, dans la lumière de la foi, je dirais maintenant après des années de lutte que cette maladie est une sorte de guerre à Dieu, une vocifération du diable qui humilie et détruit l’Être. Mais bien sûr, le malade n’est ni démon ni Dieu, seulement le lieu d’un choix radical entre les deux mais un choix qu’il ne peut faire par lui-même car, divisé, sa volonté ne lui appartient plus qu’en partie seulement. Seul Dieu peut faire, après un long et douloureux processus, que le malade puisse, mais le peut-il jamais entièrement ?, choisir la voie de la vie et faire taire la voix du diable en lui.

Après ma conversion et mon baptême d’eau et d’Esprit, j’ai littéralement « explosé » psychiquement, quelque chose de mes anciennes défenses, élaborées tant bien que mal, s’est rompu et j’ai commencé à mourir. Le premier symptôme a été une dépression franche et sévère, un puit insondable de solitude et de désespoir où même la vision du Ciel s’est obscurcie. Eloï, Eloï, lema sabaqhtani ! Etre cloué sur la croix, n’est-ce pas après tout le sens profond du baptême qui exige de mourir à soi pour renaître ? Sauf que pour un simple malade, n’étant pas Christ, il est pratiquement impossible de penser à la résurrection quand la maladie est là et qu’elle commence à mordre. Le premier assaut est tellement déstabilisant qu’il faut déjà être rentré plus profondément dans le mal pour commencer à s’y habituer assez pour y entrevoir ne serait-ce qu’une petite part d’espérance.

Je me suis donc enfoncé, mes études ont explosé, ma vie s’est recroquevillée comme une outre pleine qui, percée, s’affaisse sur elle-même. Mais grâce soit rendue à Dieu ! Je ne le savais pas alors, mais Il m’accompagnait. Il me montrait des voies à emprunter pour aller, un jour, vers la guérison. C’est alors que j’ai découvert la psychanalyse, moi qui n’y connaissais rien, au travers de détours qui empruntait en fait, je le vois maintenant dans la foi, une route sinueuse mais bien tracée. Le salut vient des juifs ! Et c’est vrai que pour moi la possibilité d’une guérison vint du juif Freud et de la thérapie qu’il avait initiée. J’entrais donc en cure, une cure qui se continue maintenant 10 ans après et qui changea profondément ma vie. Socrate a donné le bon adage, connais-toi toi-même, mais il n’a pas donné les moyens de le faire. Pour moi, seul Freud, puis plus tard Lacan, m’ont donné les clés de cette connaissance nécessaire. Souffrir impose en effet l’exigence d’un savoir, car l’homme ne souffre pas comme une bête qui s’ignore même dans la douleur. Souffrir, c’est toujours une exigence de remise en question de soi, un corps à corps avec la maladie où l’intelligence a son mot à dire.

Alors  il m’a fallu des années de palabres avec mon thérapeute, de maux racontés, de plaintes et d’angoisses, de désespoirs et de révoltes pour qu’une lumière se fasse un jour, presque brutalement, à l’occasion d’un rêve. Derrière tous les paravents que notre esprit dresse pour nous voiler la véritable cause de notre mal, se cache la vérité de la douleur qui résiste à se dire mais que nous devons murmurer pour parvenir à la faire taire. Je comparerais volontiers le travail de la cure psychanalytique à l’épluchage d’un oignon. Nombreuses sont les couches concentriques à ôter, dans les larmes, pour qu’enfin s’en révèle le cœur. Mais une fois ce cœur de la douleur saisi, la guérison n’est pas loin, même si elle demande encore des années…

Point donc de miracle dans ma guérison, qui est encore en cours. Pas d’intervention spectaculaire du Dieu très Puissant qui d’un coup vient guérir, comme une certaine théologie destructrice et décourageante aime l’ânonner à pleine bouche. Dieu ne guérit pas, Il sauve et même si parfois les deux peuvent se rejoindre, ce n’est pas toujours le cas. Dire le contraire, c’est pécher contre la vérité et contre Dieu et c’est se condamner à devoir annoncer un dieu magicien qui ne peut pousser les hommes qu’à davantage de révolte contre le Dieu Saint.

 

à suivre...

 

 

 


Par Les trois papillons
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 11:04

Aliment et sanctification :


Dans le changement raisonné des comportements alimentaires et des habitudes d'hygiène de vie, il peut exister une dimension chrétienne très profonde que j'inclurais dans le cadre d'une pensée théologique protestante de la sanctification pour la gloire de Dieu.


Le salut de l'homme en Jésus-Christ n'est en effet pas un salut qui touche un être désincarné et purement spirituel. Autant l'homme est multidimensionnel, être de recouvrement de plusieurs plans de réalité (matériel, émotionnel, énergétique, psychique, spirituel et social) autant les fruits du salut se retrouvent eux-aussi dans ces différentes dimensions. On peut affirmer qu'il est impossible que le salut puisse toucher un être humain sans que toute son existence, somme des différentes dimensionnalités, soit radicalement transformée. Le salut est donc toujours une expérience totale et l'être sauvé est toujours appelé à une sanctification totale.


La sanctification touche donc aussi en particulier le corps matériel (physique et physiologique) et le  psychisme de l'être humain et c'est sur ce double aspect du salut que j'aimerais dire quelques mots concernant un rapport à l'alimentation renouvelé par la grâce.



Incarvatus in se ipse :

 

Cette définition luthérienne du péché peut tout à fait être appliquée dans le cas de l'alimentation contemporaine des pays industrialisés. Ces dernières décennies, nous assistons à la production en masse d'aliments industriels standardisés, transformés le long de chaines de traitements chimiques de plus en plus complexes, éloignant toujours plus nos aliments des produits naturels simples que l'humanité avait l'habitude de consommer depuis des siècles. Nous vivons donc un changement de paradigme majeur : celui d'une humanisation forcée et de plus en plus exhaustive de produits alimentaires d'abord naturels et, en tant que tel, liés à la Création divine. Le biotope naturel dans lequel l'homme a puisé sa subsistance depuis toujours tend à s'effacer de plus en plus derrière une alimentation totalement soumise à la volonté humaine de contrôle et de profits financiers, au mépris souvent des plus élémentaires règles hygiéno-alimentaires. Les aberrations que nous constatons maintenant de plus en plus systématiquement dans l'offre alimentaire industrielle pose de manière urgente la question du sens de cette main mise de l'industrie et des lois du marché sur notre alimentation. Et on peut illustrer toute l'urgence de la question par cette seule vérité médicale que, justement, la première cause de mortalité désormais dans nos pays riches soit l'alimentation industrielle, tant par sa qualité que par sa quantité.

LIncarvatus nous donne donc une bonne définition du péché alimentaire. Il y a péché quand l'homme rompt tout lien avec la transcendance, celle-ci prenant ici l'aspect d'une Création qui se donne comme aliment. Il est impossible que l'homme, ne tenant ainsi commerce qu'avec lui-même, court-circuitant son rapport avec laliment donné et cultivé, n'en vienne pas à terme à une attitude générale d'empoisonnement. Sa nourriture, fruit dévoyé de son hubris qui méprise Dieu et Sa Création, devient fruit amère, poison cardio-vasculaire et cancérigène.


Le salut alimentaire par la grâce :

 

Le salut qui touche le chrétien, par le moyen de la foi, ce salut pénétrant par la guérison de l'Esprit dans toutes les dimensions de son existence est aussi un salut qui vient toucher son rapport à sa subsistance alimentaire. Un chrétien, temple de l'Esprit, témoin de la grâce guérissante et annonciateur de la Bonne Nouvelle de sa libération, ne peut plus demeurer dans un rapport non critique avec l'industrie alimentaire et son offre de produits. Illuminé par la Vie qui demeure en lui, le chrétien devient de facto un adversaire de l'empoisonnement alimentaire et du système industriel perverti qui le gave et le détruit. Un chrétien, en conformité avec sa foi, doit donc être un acteur responsable et vigilant de son alimentation et il se doit d'entrer dans une démarche de sanctification par la recherche active et raisonnée d'un retour à la Création. Libéré de l'immanence mortifère dans laquelle l'enferme l'industrie agro-alimentaire, le chrétien a tout loisir de revenir à des lois hygiéno-alimentaires simples et raisonnables, bénissant l'aliment donné par Dieu et cultivé par l'homme. Manger en chantant Soli Deo Gloria, c'est cela l'alimentation saine !


Papillon bleu

Par Les trois papillons
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 16:52
nature.jpg Quel plaisir de surfer sur son moteur de recherche favori (Google) et en même temps d'oeuvrer pour l'écologie !
C'est possible grâce  au moteur vert  Ecogine. Très beau et efficace, son principe est simple : vous faites vos requêtes sur Google comme d'habitude mais à chaque fois une somme est  reversée à des associations oeuvrant pour l'écologie. Ces sommes proviennent directement de vos recherches sur Google, vous n'avez donc rien à débourser !

Découvrez Ecogine ici et bienvenu dans la grande aventure écologique !
Par Les trois papillons
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 07:32
Petit lexique pratique pour décrypter les sous-entendus multiples derrières certaines expressions économiques ou politiques que l'on entend partout. Autrement dit, de l'art de savoir résister à la propagande !

liberté
:
liberté de faire des affaires sans entrave et sans règlementation d'aucune sorte.
synonymes : business, économie de marché, profit.
antonymes : droit du travail, tribunal des prud'hommes, durée légale du travail,...

libérer les énergies :
Se dit de la volonté de se débarrasser de tous les freins sociaux, règlementaires  et
législatifs au libre exercice du métier de marchand.
synonymes : capitaliste, exploiteur, serial killer
antonymes : politique sociale, sécurité sociale, impôts, taxes.

modernisation :
Volonté de réorganiser les relations sociales et économiques sur le modèle du XIXè siècle.
exemple : "La législation sur le travail a besoin d'une modernisation, il faudrait notamment 
autoriser le travail des enfants".

réforme  :
Mot générique qualifiant  l'abrogation d'une avancée sociale.
synonymes : destruction, détricotage, suppression.
antonymes : progrès social, politique volontariste et ambitieuse.
En particulier : réforme courageuse : abrogation d'un pan entier du droit social.
exemple : "réforme courageuse du code du travail"

bolchévique :
Nom commun désignant toute personne favorable à l'impôt sur la fortune.

gauchiste :
Nom commun désignant toute personne à faibles revenus et opposée aux théories néolibérales.

bobo :
Nom commun désignant toute personne à revenus élevés et opposée aux théories néolibérales.

démocratie
Processus politique visant à contrôler et endiguer les différentes formes de contestation du pouvoir
établi. La démocratie se fonde sur un rituel archaïque où tous les cinq ans le peuple doit
formellement valider le choix d'un dirigeant fait par d'autres instances (média, milieu des
affaires,etc...).

économie, économiste :
Branche de l'astrologie qui cherche à prévoir les évolutions futures de la croissance.
Discipline également apparentée à la métérologie, c'est-à-dire experte pour prévoir ce
qui s'est passé la veille.

communauté internationale : Autre nom des Etats Unis d'Amérique.

Toutes les idées pour développer ce petit lexique sont les bienvenues, apportez votre contribution !

Papillon bleu
Par Les trois papillons
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 23:23

-  Bonjour. Est-ce que je suis bien chez Madame Rose ? (délicieuse voix commerciale)

-  Non. Ici il y a une Madame Papillon Rose.

- Très bien Madame Rose (apparemment ses neurones sont en vacances). Je vous appelle de la part du responsable de votre compte bancaire. Avez-vous reçu votre nouvelle carte argentée, avec la demande d’obtention d’un code confidentiel à joindre dans l’enveloppe T jointe ? (tout ça sans respirer, j’en suis bredouille).

- Euh… oui… mais… Je ne sais pas où je l’ai mise. Enfin oui, je l’ai reçue.

- Très bien Madame Rose. Et avez-vous renvoyé la demande d’obtention d’un code confidentiel à joindre dans l’enveloppe T jointe ?

- Papillon Rose. Si vous n’arrivez pas à dire les deux, dites seulement Papillon.

- Oui, Madame Papillon Rose. Avez-vous renvoyé la demande d’obtention d’un code confidentiel à joindre dans l’enveloppe T jointe ?

- Non, mais voyez-vous, un nouveau code à retenir, cela m’ennuie. Déjà je retiens trois codes pour mon immeuble, celui de l’immeuble de mes parents, et celui de ma carte bleue. Cela fait cinq codes. C’est beaucoup pour moi, alors un de plus, cela m’ennuie, je n’arriverai pas à le retenir. Qu’est-ce que je risque si je ne fais pas la demande de code ?

- C’est que grâce à cette carte vous pourrez bénéficier de plein d’avantages gratuits, Madame Rose (j’abandonne).

- Mais je me méfie du gratuit avec une banque, Madame. C’est gratuit la première année, et après on paye cher une cotisation pour un service dont on ne voulait pas spécialement. Donc avant que je n’aie pris le temps de lire toutes les petites lignes du contrat, de toutes façons, je ne renverrai pas la demande de code.

- Mais puisque je vous dis que c’est gratuit Madame Rose ! (et elle s’énerve en plus !)

- Papillon Rose. Cela commence toujours comme ça. Je n’ai pas confiance.

- Ecoutez Madame Rose.

- Dites Madame Papillon.

- Madame Papillon Rose, grâce à cette carte, vous pourrez bénéficier de pleins d’avantages gratuits. Vous pourrez consulter votre compte par internet.

- Je ne consulte jamais mes comptes par internet.

- Et vous pourrez effectuer des virements par internet.

- Madame, je n’ai jamais effectué un seul virement de ma vie, alors si l’idée m’en prenait, je me rendrai à mon agence.

- D’accord. Mais imaginiez que vous perdiez votre carte bancaire un samedi soir, Madame Rose.

- Ah non !

- Madame Papillon Rose. Je ne vous le souhaite pas, mais imaginez que vous perdiez votre carte bleue un samedi soir. Alors, grâce à votre carte argentée et à votre code secret, vous pourrez nous appeler et bloquer directement votre carte et savoir combien d’argent a été frauduleusement retiré. Sans code nous ne pourrions rien faire par téléphone.

- Ah.

- C’est très utile n’est-ce pas ?

- Non. En treize ans, on ne m’a jamais volé ma carte bleue un samedi soir. Et quand bien même cela m’arriverait, je trouverais bien une autre solution, quitte à attendre le lundi matin. Sans compter qu’a priori on me volerait tout mon portefeuille, y compris votre carte argentée. 

- Mais votre numéro de carte correspond à votre numéro de client, inscrit sur votre relevé mensuel, donc vous avez seulement besoin d’avoir un relevé et votre code.

- Seulement, d’ici là, j’aurai oublié le code.

- Mais non, vous l’écrivez à un autre endroit que celui où vous conservez votre carte.

- Ecoutez Madame, c’est très gentil de votre part, mais nous ne vivons pas dans le même monde. Je crois que ce n’est pas la peine.

- Mais vous m’interrompez tout le temps ! (mais c’est qu’elle s’énerve vraiment) Voulez-vous que je vous explique l’intérêt de la carte argentée ? (quel ton péremptoire, est-ce que ça aide à vendre ?)

- Allez-y.

- Mais ne m’interrompez pas. (Va pas non plus falloir qu’elle me cherche de trop.) Alors, Madame Rose, grâce à votre carte argentée, vous pourrez consulter votre compte par internet. Grâce à votre carte argentée, vous pourrez effectuer des virements par internet. Et, si vous perdiez votre carte bleue un samedi soir, grâce à votre carte argentée et à votre code secret, vous pourrez nous appeler et bloquer directement votre carte et savoir combien d’argent a été frauduleusement retiré. Sans code nous ne pourrions rien faire par téléphone. (Il y a un air de déjà entendu. N’est-elle payée que si elle dit le tout sans interruption ?)

- Bien.

- Allez-vous renvoyer votre demande de code secret dans l’enveloppe T jointe ?

- Ecoutez, j’ai vécu 31 ans sans la carte argentée, je pense que je vais réussir à vivre les 31 prochaines années sans.

- Comme vous voudrez, mais c’est le responsable de votre compte qui m’a chargée de vous appeler. (Pourquoi cette référence à l’autorité et ce ton hargneux ? Si elle est payée par personne convaincue, elle aurait déjà dû abandonner, si elle a encore des phrases à dire pour être payée, pareil, pourquoi ne pas abréger, mais elle y croit à sa carte argentée ?)

- Bien. Et cette demande de code est-elle péremptible ?

- C’est-à-dire ?

- Est-ce qu’elle se périme après un certain délai ?

- Non, vous pouvez la renvoyer dès aujourd’hui. (Je n’en crois pas mes oreilles)

- Mais puis-je la renvoyer dans cinq mois ? (C’est le délai qui me semble raisonnable pour que je retrouve le contrat, le lise. Ce n’est pas que la carte m’intéresse, mais la tendance est à rendre indispensable des gadgets qui n’existaient pas avant, et d’un coup plus rien n’est possible sans eux)

- Dans ce cas, je vous renvoie la demande d’octroi de code secret.

- Donc elle est péremptible.

- Non, vous pouvez la renvoyer dans cinq mois si vous voulez.

- Bien.

- Est-ce que vous avez compris tous les avantages de la carte argentée, Madame Rose ?

- Papillon Rose. Oui, j’ai compris. (elle veut me faire une interro écrite ?)

- Alors je vous souhaite une bonne soirée, Madame Papillon Rose.

- Merci, au revoir Madame.



Papillon Rose
Par Les trois papillons
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 12:17
Si l'on disait au petit éléphanteau
Que le lait du hérisson il faut qu'il tète,
Ne diriez-vous point: Mais êtes-vous donc tombés sur la tête?
Que l'on donne du lait d'éléphante au petit éléphanteau!

Si l'on présentait aux agneaux et agnelles
Des tigresses, ânesses ou gazelles les mamelles,
Vous vous exclameriez: mais quelle mouche vous a piqués, pardi?
Les agneaux et agnelles doivent téter du lait de brebis!

Si l'on proposait aux louveteaux et lionceaux
Du lait d'ourse, de souris ou de kangourou,
Avec raison vous crieriez au fou.
Le lait de louve au louveteau, celui de la lionne aux lionceaux!

Si l'on suggérait du lait de taupe, de biche ou de truie au petit veau,
Si l'on amenait au girafon du lait de baleine à boire,
Vous vous demanderiez ce que c'est que cette histoire,
Et conseilleriez du lait de vache pour le petit veau.

Voilà pourquoi mon petit bonhomme
Pas plus grand que trois pommes
Du haut de ses deux ans
Boit le lait de sa maman.


Papillon rose
Par Les trois papillons
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 06:26
foret.jpg La mode est au "payer moins cher à tout prix" ce qui est un drôle de comportement, pas loin de la décadence. Que certains soient obligés d'agir ainsi vu la faiblesse de leurs revenus, cela se discute. Je dis bien que cela se discute car l'équation "je suis pauvre = j'achète moins cher "n'est pas du tout si évidente que ça, les comportements des prolétaires étant souvent très irrationnels en terme d'achats et de prix (cet article est deux fois moins cher, j'en achète donc trois fois plus...). Mais il est en tout cas certain que presque tout le monde pourrait revoir ses pratiques consuméristes et adopter des comportements plus vertueux en termes  écologiques. Car l'écologie cela a un prix mais quand on y réfléchit bien cela ne coute pas si cher.
Papillon rose et moi, nous avons donc commencé par accepter l'idée qu'on pouvait payer plus cher un produit  pour le plaisir de se sentir acteurs, consomm'acteurs, plutôt  que consommateurs crétinisés par les industries agro-alimentaires.
Résultats par l'exemple : vive le poulet et les oeufs plus chers qui nous garantissent que la volaille n'a pas été élevée dans des cages sordides mais en plein air ! Vive le café équitable et bio qui, en plus d'être délicieux, nous permet de nous sentir acteurs micro-économiques engagés ! Vive les produits d'entretien bio qui représentent autant de saletés en moins déversées dans les eaux ! Et surtout, ce dont je suis le plus fier, vive les produits en tout genre au label "non testé sur les animaux" qui nous évitent de participer au carnage des Mengele de l'industrie  (notamment cosmétique, chez nous pas de "l'Oréal, parce que je ne vaux rien"...).
Donc, cher lecteur, choisis toi aussi le bon coté de la Force et réfléchis à tes pratiques d'achat. Face à l'économie gargantuesque tu n'as certes pas beaucoup de poids mais souviens-toi que, comme le disait Ignace de Loyola, si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même. Deviens citoyen de l'écosphère !

Papillon bleu
Par Les trois papillons
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